Avent – décembre 2010

L’avent, c’est avant ? avant Noël ? Non, ces deux mots n‘ont rien en commun, si ce n’est que l’avent, c’est l’attente de ce qui va arriver ( du latin ADVENTUS ) ce qui va advenir, comme nous le chantons à Noël : « Il est né le divin enfant, chantons tous son AVÈNEMENT ». Nous chantons ce que nous attendions et qui est advenu.

Heureuse attente du Sauveur, qui est Bonne Nouvelle ( du grec Evangelos ), pour nos vies. Le Christ est lumière, l’Église a donc placé Noël au moment de l’année où les jours commencent à rallonger : la lumière revient pour tous les hommes. Le vieillard Syméon, bénissant Dieu dira : « mes yeux ont vu ton salut …la lumière pour la révélation aux païens ». (Évangile selon Saint Luc 2, 29/33 – T.O.B.)

Heureuse attente, comparable à celle du temps de Carème, où l’on attend la mort-élévation-résurrection du Christ.

Heureuse attente de ce Dieu qui est déjà en nous, de toute éternité ; l’attente nous pousse à nous ouvrir, à accueillir, et en même temps à entrer en nous-mêmes : Dieu se fait homme, que trouvera-t-il en nous ?

La lumière est présente tout le temps de l’avent : pendant quatre dimanches, elle se complète et se parfait jusqu’à la venue de la vraie lumière : Jésus, le Christ.

Dans son livre de prières et de méditations quotidiennes En tout la paix du cœur le Frère Roger Schütz de Taizé, inaugure l’Avent en nous invitant à prier :

« Esprit Saint, mystère d’une présence, tu pénètres nos profondeurs et tu y discernes notre attente ;
tu sais notre intention, elle est de transmettre ton amour et ta compassion à travers l’infinie bonté du coeur ».

 

 

La Bible utilise souvent un langage poétique ou symbolique qui peut nécessiter une explication et parfois un « décodage ».
Chaque mois, dans cette rubrique, un mot sera présenté dans un langage courant, plus accessible à ceux qui ne sont pas familiers de l’Église.

 

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Contact : Alain de Guido, 04 74 60 05 17